Le masque à Venise

On se rend à Venise pour voir cette ville riche en musées, ville éternelle bâtie sur l’eau de la lagune.
Sa Place San-Marco, la Basilique San-Marco, le palais des Doges, ses pigeons et son Campanile avec son horloge,
ou l’on se montre masqué en habit pour le plaisir des yeux pendant le carnaval le plus libre du monde.
Un carnaval avec une débauche de talents et de soieries,
un espace de gaité en musique avec Vivaldi,
de gaité en peinture avec Tiepolo,
de théâtre avec Goldoni,
et la joie de vivre avec Casanova.

Mais Venise n’est pas seulement un lieu de fête mais également une ville marchande.

Quelques bonnes adresses pour louer ou acheter un masque pour le carnaval

La fabrication des masques de Venise. Confection de masques de la comedia.

Les masques de Venise ont une réputation internationale. Beaucoup copiés l'étranger, même si tous les masques "de base" se ressemblent, ils ne prennent tout leur sens qu' Venise !
L'usage des masques vénitiens pour le carnaval de Venise est si important qu'au XVè siècle déj, les fabricants avaient un statut d'artisan.
Reconnu comme un art part entière, chaque concepteur de masque a son petit secret de fabrication.

Les masques traditionnels du Carnaval de Venise

La ‘’Bauta’’, costume typique du carnaval vénitien, se compose d’une cape noire accompagnée d’un chapeau noir : le ‘’Tricorne’’ et d’un masque blanc pour cacher le visage.
La ‘’Moretta’’ est un masque qui tenait sur le visage grâce un petit bouton que la femme tenait entre ses dents. Ainsi elle ne pouvait donc pas parler, ce qui renforçait l’anonymat…mystère !
On trouve galement le masque du ‘’docteur de la peste’’ caractérisé par son long bec, sans oublier tous les masques de la commedia dell’arte, comme Arlechino, docteur Balanzone, Brighella, Colombina, Pulcinella.

La fabrication des masques

Après avoir moulé en plâtre le modèle sculpté, généralement dans de l'argile, on remplit cette forme de deux ou trois couches de papier spécial, blanc ou coloré, enduit d'un mélange d'eau et de colle. On attend que tout cela soit bien sec, on démoule, et on peint le tout!
Voila pour la théorie, en pratique, les masques sont fignolés pendant des heures, on les ponce, on les vieillit avec une couche de peinture brunâtre si nécessaire, puis on fait un fond.
Viennent, ensuite, les motifs peints la main, puis peuvent s'ajouter des morceaux de tissus cousus, et bien d'autres choses. Il y a vraiment de véritables chefs-d’œuvre, tellement beaux et imposants qu'on ne peut même plus les porter! Ceux l sont voués une fonction exclusivement décorative. Les prix vont de pair avec la qualité bien sûr, certains sont quand même surréalistes...

* LES MASQUES DE COMMEDIA DELL’ARTE

Les masques de commedia doivent répondre certaines exigences lors de leur confection puisqu’ils représentent des archétypes, c’est--dire des personnages possédant des caractères prédéfinis, qui sont les mêmes depuis des siècles (exception faite de quelques variantes ou libertés de mise en scène). On retrouve plusieurs personnages déj existants, comme par exemple :

Pantalon :
Pantalon est le pivot de la commedia, le personnage le plus important et le plus facile reconnaître.
Traditionnellement, il porte une sorte de culotte ne faisant qu’une pièce avec les bas, avec une volumineuse braguette pour attirer l’attention sur une virilité dont chacun sait qu’elle appartient au passé. Il représente le vieillard avare, crédule, libertin, méticuleux. Il est père, époux, veuf, et il cherche toujours plaire.

Truffaldino :
Ce personnage est une adaptation d’Arlequin, créé par Truffaldino Zacchi. C’est un deuxième Zanni, naïf et idiot. Tête folle, un peu étourdi, mais aussi un peu fripon.

Tartaglia :
Traditionnellement, Tartaglia est l’assistant du Dottore, un vieux, qui bégaye.

Zanni :
Le Zanni, originellement, a un très long nez, parce qu’il est idiot. C’est l’ancêtre d’Arlequin et de Briguella. L’expression Zanni désigne tous les personnages qui sont des serviteurs.

Smeraldina1 :
Le masque est rouge, avec de bonnes grosses joues, des yeux un peu rieurs. C’est une Colombine, la soubrette traditionnelle de la comédie italienne, fine mouche et alerte. Ici elle a vieilli, a eu des enfants. C’est la Mamma avec une généreuse poitrine de nourrice. Elle fait de la soupe, donne des claques et des coups de pied. Elle est chaussée de sabots. Le masque s’appelle originellement « La Belle Grosse ». Ce n’est pas un masque traditionnel, les comédiennes ne portant pas de masques dans la commedia. Il a été créé par Rama qui lui a donné ce nom. Elle est très vivante, aime boire et manger. Avec son mari, ils ont une triperie et mangent gras…

Ninetta :
Traditionnellement c’est l’amoureuse. Ce n’est pas un masque traditionnel, encore une fois, parce que les femmes n’étaient pas nécessairement masquées. C’est un masque qui s’appelle Cathau, un masque de femme, contemporain, qui a un petit nez pointu, des petits yeux un peu en amande et de bonnes petites joues. C’est une ancienne Colombine. Elle a un costume blanc avec des plumes. En même temps, elle a l’air d’une femme de la haute société, et elle voudrait bien en être. Parvenue ? Pas vraiment riche, mais presque… Le masque est rose, rouge rose. C’est le côté coquet, grande dame du personnage.

Tartagliona :
Ce masque en latex capte la lumière autrement que les masques en cuir. Mais il est tellement fort, il fonctionne tellement bien que je l’ai gardé. C’est la vieille, la sorcière. On est allé chercher un masque qui rejoint un peu celui de Pantalon, avec un nez pointu, des yeux très ronds. Il pourrait être porté par un homme. C’est une chouette, un oiseau de proie. Nez pointu, tombant, grands yeux ronds qui continuent tourner en montant vers le front, comme un tourbillon. Avec des pommettes, mais coupées au couteau, très osseuses. Le bas du masque est très osseux et le haut est tout en rondeurs, en cercles. Un grand regard qui est en même temps très pointu, très coupant. Tartagliona apparaît d’ailleurs toujours en haut de son escabeau comme si elle était sur un perchoir. Elle a un costume noir avec des plumes noires. Son masque est jaune et verdâtre… pas trop en santé…

et aussi Arlequin, Colombine, Le Docteur, Le Capitaine, Brighella, etc.

Chacun de ces personnages possède une histoire et une personnalité qui lui sont propres,bien que parfois certains traits de caractère puissent être adoucis ou, au contraire, exagérés...

Voir l'histoire de la commedia dell'arte

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